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Un constat inquiétant :
Lors d’un colloque sur les jeux dangereux à la mairie de Paris, le 21 septembre dernier, une enquête TNS Healthcare Sofres, commanditée par l’association SOS Benjamin et financée par la Fondation de France, a été rendue publique. Il s’agit de la première enquête nationale sur ce thème.
Elle a été réalisée entre le 27 juillet et le 3 août 2007 auprès de 489 enfants âgés de 7 à 17 ans et de 578 parents ayant au moins un enfant âgé de 7 à 17 ans. Cette enquête montre que 71 % des enfants affirment connaître des jeux dangereux et que 84 % peuvent citer au moins un jeu dangereux. Cela signifie que 13 % des enfants ne pensent pas que ces jeux puissent être dangereux. Du point de vue des parents, 65 % d’entre eux pensent que leurs enfants connaissent ces jeux…
Cette enquête TNS Healthcare Sofres pour l’association SOS Benjamin montre qu’un million d’enfants âgés de 7 à 17 ans avouent avoir déjà assisté ou participé à des jeux dangereux; une réalité que les parents ont du mal à concevoir.
Les parents pensent souvent que leurs enfants ne sont pas concernés par les jeux dangereux à l’école ou en dehors de l’école.
Ils les considèrent trop jeunes, naïfs et innocents. Pourtant, ce sont bien les parents les plus naïfs dans cette histoire. Car, il faut le reconnaître : les enfants connaissent, pour la plupart, ces jeux dangereux, sans avoir toutefois conscience de leur dangerosité.
Des jeux divers et variés Il existe au total 90 jeux dangereux, dont les noms peuvent différer. L’un des plus connus est le « jeu du foulard », un jeu de non oxygénation qui consiste à empêcher l’oxygénation du cerveau. Cela provoque des hallucinations chez l'enfant qui y prend part. Ce jeu, généralement pratiqué à plusieurs, est encore plus dangereux lorsqu'un enfant décide de le reproduire seul avec un lien. Ce jeu est aussi appelé « rêve bleu », « rêve indien », « jeu du cosmos », « jeu de la tomate », « jeu de la grenouille »…
Il existe aussi des jeux d’agression, comme le « happy slapping », tristement connu, qui consiste à filmer et diffuser l’agression d’une personne pour l’humilier. Un autre jeu, appelé, entre autres noms, « jeu du cercle infernal », consiste à lancer un objet au sein d’un cercle de joueurs, celui qui ne réussit pas à l’attraper devient la victime.
Les jeux dangereux ont lieu principalement à l’école, mais aussi en dehors. Dès l’école maternelle, ces jeux peuvent être pratiqués, ce que les parents ont souvent du mal à concevoir, puisque 40 % d'entre eux pensent que les jeux dangereux ne sont même pas pratiqués à l’école primaire ! Pas de profil-type Les jeux dangereux touchent un million d’enfants, qu’ils en soient acteurs, victimes ou spectateurs. 59 % cherchent d’abord à « faire comme les autres » et 46 % affirment que ces jeux sont « drôles ». Drôles ? Rappelons que la pratique de ces jeux entraîne la mort chaque année d’une dizaine d’enfants en France.
Les séquelles peuvent être nombreuses : coma, traumatisme crânien, fractures, hémorragie… Il y a souvent aussi des conséquences psychologiques : peur, repli sur soi, perte de confiance, perturbation du sommeil… Il n’existe pas de profil-type pour les participants à ces jeux. Les victimes peuvent être aussi bien des enfants timides, soumis et influençables que des enfants qui attisent une jalousie de la part des autres parce qu’ils sont bons à l’école, qu’ils possèdent certaines qualités, La principale solution semble être la prévention, la discussion et l’écoute des enfants.
CONCLUSION :
Inhibitions, comportements à risques, violences contre soi et contre les autres : autant de signes qui interrogent la société au coeur de sa plus grande richesse, ses enfants. Savoir écouter, comprendre et accompagner enfants et parents est nécessaire pour éviter l'essor des passages à l'acte juvéniles. Nombreuses sont les initiatives à travers le monde qui privilégient cette démarche de prévention, dans des contextes divers et avec des approches différentes. Pourtant, la prévention est encore mal aimée. On s'interroge sur son utilité, son éthique, sur la pertinence de ses méthodes. Le risque est grand, en suivant cette logique, d'intervenir trop tard et de laisser les enfants décrocher. Face à ces interrogations et forte de son expérience de prévention , SOSBENJAMIN organise une mise en place de prévention et d'action contre les jeux dangereux, chacun dans ses compétences . Elles visent à éclairer, faciliter et optimiser l'action de tous ceux, professionnels spécialisés ou citoyens engagés, qui se reconnaissent dans ce mouvement de responsabilité collective et réaffirment que cette forme de protection est un droit de l'enfant.
Et vous, à titre personnel, seriez-vous prêt à participer à ces campagnes de prévention ? Pour sauver des vies.
Vous désirez vous engager auprès des adultes pour informer, prévenir, agir et réagir . Vous vous sentez concernés par cette cause et si vous disposez d'une ou plusieurs heures par semaine, venez nous faire profiter de vos savoir-faire, dans le domaine scolaire ou culturel. Vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : sosbenjamin@hotmail.com .
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